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Wednesday, February 22, 2012

European Cup 2011 2012 Marseille Inter Milan and Basel Bayern

22 February 22
Stade Vélodrome,
Marseille

Referee: C. Cakir
Attendance: 37646


   Lors du tirage des huitièmes de finale de la Ligue des Champions, les Olympiens s'étaient drapés de prudence. Tirer l'Inter en décembre, c'est bien, mais en février l'équipe italienne aura un tout autre visage. Vrai. Il est pire. L'équipe entraînée par Claudio Ranieri n'a plus aucune ramification avec la squad qui s'adjugea la C1 en 2010. C'est bien simple, à Milan, c'est la débandade. Les cadres veulent se barrer, le recrutement est raté et les stars sont aux abonnés absents (Sneijder, Forlan, Maicon). Et comme Ranieri n'a pas trop de choix, il envoie ses trentenaires à l'assaut de l'OM. Sur le pré, les Chivu, Samuel, Julio Cesar, Zanetti, Stankovic répondent à la jeunesse Olympienne (Valbuena, N'Koulou, Azpilicueta, Ayew, Amalfitano and co). Didier Deschamps aligne son habituel 4-3-3 avec le seul Brandao en pointe. Il faut faire avec la blessure de Rémy. Une vraie perte pour les locaux. Sauf que, sur la forme du moment, l'OM est favori. Clairement. Et ça, il faut assumer et faire le jeu. Surtout à la maison contre une équipe expérimentée (neuf trentenaires sur onze chez les Lombards). Dans une rencontre très fermée, l'OM prend une petite option avec ce but d'André Ayew dans les arrêts de jeu (1-0).


 Très vite, ce sont les ouailles de la Dèche qui squattent la gonfle. L'OM veut imprimer son rythme. Alors que Brandao tente de faire parler sa technique de tailleur de pierre devant la charnière de poètes lyriques Samuel-Lucio, Sneijder, en contre, délivre une galette pour Forlan - hors-jeu - qui oblige Mandanda à sortir une première parade décisive. On s'y attendait, l'Inter imprime un faux rythme pour mieux contenir les assauts olympiens et exploser en contre. Bienvenue en 1997. Très vite, Jérémy Morel montre ses limites. Très faible offensivement, l'ancien Lorientais peine à garder son couloir perméable en zone défensive. A ce niveau, c'est rédhibitoire. Il arrive même à se faire griller par Javier "l'ancêtre" Zanetti. Il faut une belle frappe d'Azpilicueta, de peu au-dessus des bois de Julio Cesar, pour réveiller les ardeurs offensives marseillaises. Mais sur l'une des rares occasions olympiennes (un coup de pied arrêté, donc), Brandao, Diarra et N'Koulou se gênent et gâchent une belle situation. On ne va pas se mentir, c'est un match bof bof. Peu d'intensité, beaucoup de déchets et peu de folies. Même le bon centre en retrait de Cambiasso trouve un plat du pied mollasson du très surcoté Mauro Zaraté. Sur un nouveau contre de Forlan (sur son 345 appels du match), Cambiasso hérite du cuir et gonfle ses statistiques perso. Mandanda est serein.


On attend beaucoup plus de la seconde mi-temps. Une période qui se fera sans Maicon, sorti blessé à la mi-temps suite à une semelle des familles. C'est l'OVNI Nagamoto qui prend le couloir droit de la défense italienne. On est pourtant sur les mêmes bases. Marseille n'est dangereux que sur phases arrêtées. Ca manque de prise de risque et d'intensité dans le jeu. Ca centre à l'aveugle, et sans présence devant le but. Décidément, les centres et les clubs français... En tout cas, la seconde période est laborieuse. L'intensité est resté aux vestiaires. Comme l'envie et le talent. C'est d'une pauvreté technique affligeante. On se croirait dans un vulgaire 32ème de finale de la Coupe de France. On sursaute sur un coup de tête d'André Ayew. A côté. Evidemment. Sur une petite envolée de Nagamoto, on a vibré. Un peu. Pas du tout, en fait. Le Japonais a fait un tout droit en sortie de but. Clairement, on assiste à l'un des matchs de Ligue des Champions les plus tristes de la décennie. La frappe de l'extérieur d'André Ayew dans les arrêts de jeu sauve le match. Il donne un corner sur lequel Ayew - encore lui - perfore Julio Cesar à la 93ème. 1-0. Comme d'hab', l'OM marque sur coup de pied arrêté. Un moindre mal.

Sans envie ni folie, l'OM réalise un match presque similaire à celui de l'an dernier contre Manchester United. Avec un détail, et pas des moindres, la victoire est au bout cette fois. Il faudra donc tenir le coup à Milan. Un Milan que l'on disait malade et quelconque. Il l'a été. Mais pas autant que sa pathologie pouvait le laisser croire. Dans cet ennui, difficile de sortir un lascar. L'OM a centré. Beaucoup. Beaucoup trop. Beaucoup trop mal. Au final, rien à retenir de ce match pour les Olympiens hormis les prestations solides de N'Koulou et de Mandanda, voire Ayew. L'Inter, lui, n'a rien montré. Sneijder est sous antibiotics et Forlan a des beaux cheveux. Bref, on a souffert devant OM-Inter. Mais Marseille peut rêver d'un quart de finale. C'est déjà ça. (Sofoot)





Marseille: Mandanda (cap) - Azpilicueta (Fanni 80), S. Diawara, Nkoulou, J. Morel - Amalfitano, A. Diarra, Valbuena, Be. Cheyrou (Kaboré 84), A. Ayew - Brandao (J. Ayew 73)
Entraîneur: Didier Deschamps
Inter Milan: Julio Cesar - Maicon (Nagatomo 46), Lucio, Samuel, Chivu - Zanetti (cap), Stankovic, Sneijder, Cambiasso , Zarate (Obi 63) - Forlan
Entraîneur: Claudio Ranieri 


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FC Basel Bayern München

22 February 22
Parc Saint-Jacques,
Bâle
Attendance: 36.000
Referee: N. Rizzoli 



  Le FC Bâle, invité surprise des huitièmes de finale de la Ligue des champions, a poursuivi mercredi sur sa lancée grâce à une victoire 1-0 arrachée dans les dernières minutes face au Bayern Munich en match aller. Le but de Valentin Stocker à la 86e minute permet aux Suisses d’entretenir leurs espoirs de qualification, avant la seconde manche, prévue le mardi 13 mars. En phase de groupes, le FC Bâle avait évincé contre toute attente Manchester United, candidat naturel au sacre final.
Bâle: Sommer - Steinhöfer, Abraham, Dragovic, Park Joo-ho - Shaqiri (Zoua 83), Huggel, G. Xhaka, F. Frei (Stocker 66) - A. Frei (Cabral 90), Streller (cap)
Entraîneur: Heiko Vogel
Bayern Munich: Neuer - Rafinha, Boateng, Badstuber, Lahm (cap) - Robben, Tymoschuk, Kroos (Olic 89), Alaba, Ribéry (Müller 71) - Gomez
Entraîneur: Jupp Heynckes 


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Caps





Monday, January 2, 2012

European Cup 1976 1977 Liverpool Fc Zürich Both Legs

Semi Finals
First and Second Leg,
April 1977

 Pour les Zurichois, l'accession aux demi-finales de la Coupe d'Europe est une aventure, et comme un aboutissement. Depuis le mois de septembre précédent, ils se sont promenés dans la forêt des grands en semant leurs petits cailloux : 1-1, 1-0 contre les Glasgow Rangers ; 2-0, 1-0 contre Turku Palloseura (Finlande); 2-1, 2-3 contre Dynamo Dresde. Ils sentent confusément qu'ils arrivent au bout du chemin et leur premier désir est de ne pas se faire dévorer par l'ogre Liverpool. Ils ont tous les malheurs, ces Zurichois. Cucinotta, meilleur buteur de la Coupe d'Europe 1977 avec Gerd Muller (et qui le restera), est sous le coup d'une suspension automatique d'un match. Stierli est indisponible. Et le capitaine Kobi Kuhn, classé un jour parmi les cinq meilleurs joueurs d'Europe, traîne une grosse cheville depuis le match du Servette onze jours plus tôt. 


 Energiquement soigné, pied bandé et insensibilisé, il va jouer, mais à cinquante pour cent de ses moyens. Liverpool a également ses problèmes mais ils ne sont pas du même calibre, compte tenu de l'importance et de la valeur de son effectif. Phil Thompson a été opéré du ménisque, et Tommy Smith a enfilé son vieux pardessus pour le remplacer. John Toshack a un pied dans le plâtre, et le jeune Fairclough joue les premiers rôles. Le championnat, la Coupe d'Angleterre et la Coupe d'Europe se chevauchent et se succèdent mais le bulldozer rouge est toujours là, et toujours en mesure de gagner les trois épreuves. Kevin Keegan, qui ne réalise pas une grande saison, et que l'on critique, admet que Liverpool, ce n'est pas toujours du Beethoven joué par l'orchestre philharmonique de Vienne : « Je crois, dit-il, que nous nous adaptons aux circonstances et que notre grande force collective, c'est de ne rien faire pour rien. Même quand nous ne sommes pas bons, nous sommes efficaces. »



First Leg
6 April 1977
Letzigrund, 
Zürich
Attendance: 30,000

 Le 6 avril 1977, à Zurich, il y a pourtant un homme malheureux dans le camp de Liverpool. Il a 35 ans, il a joué plus de 800 matches pour le club d'Anfield Road et il s'appelle lan Callaghan. Héros de la première heure, il a participé à 82 des 87 matches européens joués par Liverpool depuis 1965. Mais en raison d'une cheville convalescente, le médecin lui a conseillé l'abstinence. Le vieux lan en fait une maladie : « C'est comme ça qu'on perd sa place, Doc. A mon âge, il faut jouer, ou prendre sa retraite. » Callaghan aura sa revanche mais il ne le sait pas encore. Liverpool aborde ce match aller à Zurich sans complexe ni confiance excessifs, mais avec une attaque à trois hommes Keegan, Fairclough, Heighway ce qui est assez rare en Coupe d'Europe, sur terrain adverse. La qualité de ces trois attaquants d'élite capables, à un seul, à deux ou à trois, de provoquer des actions décisives, va donner à la rencontre un caractère résolument offensif. D'autant plus que les Zurichois, déjà handicapés, ont renoncé à un système défensif bien défini. Ils ne pratiquent ni le marquage individuel serré ni la mise hors-jeu comme l'avait remarquablement réussi Saint-Etienne en quart de finale.



Le suspense ne dure donc pas longtemps, un quart d'heure environ. Les Suisses, qui ont débuté la rencontre sur un rythme infernal, percent à tous coups sur le flanc gauche grâce au duo Scheiwil-ler-Botteron. Tommy Smith, pris de court, lent comme un train de marchandises, matraque  consciencieusement tout ce qui passe à sa portée. Et, à la 6e minute, il expédie au tapis Scheiwiller qui l'avait passé en dribble. Le penalty, indiscutable et transformé par Risi, laisse croire que Zurich est reparti pour un nouvel exploit. Mais de l'autre côté, on matraque aussi. Keegan, malgré ses sauts de puce, est pris comme paillasson par le stoppeur Zigerling. Et les coups francs succèdent aux coups francs. Sur l'un d'eux, à la quinzième minute, Kennedy adresse un long centre que l'arrière droit Neal vient recueillir derrière le mur helvétique pour obtenir l'égalisation après un contrôle et un tir imparables.

Situation redressée, les champions d'Angleterre s'attaquent au problème. L'absence de Toshack a transformé leur jeu et considérablement renforcé leur valeur technique et leur potentiel offensif. Au lieu de chercher continuellement la tête de leur géant, ils maintiennent la balle à terre, varient les combinaisons et permettent aux trois remarquables techniciens que sont Keegan, Heighway et Fairclough de s'exprimer en dribbles et en finesse. Contre une défense suisse dont le filet laisse passer les anguilles, le festival est assuré. C'est Steve Heighway qui provoque la débandade chez les Suisses. Ses dribbles déhanchés, ses changements de pied et ses crochets, ses percées à l'intérieur, ouvrent de grandissimes boulevards dans la défense adverse. Chapuisat, que l'on a connu mieux inspiré, ne coupe pas toujours la route de l'Eliacin. A la 47e minute, Heighway dribble un, deux, trois adversaires et bat Grob d'un tir croisé. A la 68e, il est fauché par Heer et bénéficie d'un penalty que transforme sans sourciller le spécialiste Neal, lequel réussit ainsi l'exploit de marquer deux buts en portant le numéro 2. La performance des Zurichois (1-3) chagrine beaucoup de monde, à commencer par les Stéphanois dont les regrets ont la hauteur de l'Himalaya. Le capitaine de Liverpool, Emlyn Hughes, qui n'a même pas eu besoin de justifier son surnom de « Crazy Horse » (Cheval fou), avoue à Garonnaire : « Ils n'étaient vraiment pas bons. » Quant à Chapuisat, il confirme le désarroi moral qui habitait les Zurichois avant le coup d'envoi : « Nous avions connu trop de pépins ces derniers temps. Cela avait brisé notre enthousiasme et entamé nos réserves nerveuses. Nous ne sommes pas étonnés par ce qui nous arrive. Nous le pressentions. »


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Second Leg
20 April 1977
Anfield,
Liverpool

Attendance: 50,611

 Apres le match aller, le match retour n'est que ce qu'il peut être. Devant 50 611 spectateurs venus remercier les « Reds », malgré le retour de Cucinotta et Stierli dans l'équipe zurichoise, Liverpool s'offre une victoire en béton armé : 3-0, deux buts de Case (32e, 77e minutes) et un autre de Keegan (80e). L'ogre a dévoré le petit Poucet.


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Caps 1st Leg