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Monday, March 12, 2012

Matches of the Century: World Cup 1986 Argentina England

1/4 finale
22 juin 1986
Mexico, Azteca
Referee : M. Ben Naceur (Tunisie)
Attendance : 115 000

 L'équipe d'Argentine n'a pas rencontré celle d'Angleterre depuis la guerre des Malouines. Mais les sportifs de toutes disciplines, pilotes de Formule 1, golfeurs, tennismen ont déjà eu, à un moment ou à un autre, l'occasion de croiser leurs confrères. Il est cependant inévitable, quand s'annonce le choc entre les deux sélections de football, que les relents de ce stupide et meurtrier conflit de soixante-quatorze jours se manifestent. Huit sénateurs d'étiquette péroniste demandent, à Buenos-Aires, le retrait de l'équipe d'Argentine du Mundial, ce qui serait, affirment-ils « un acte démonstratif de nos droits sur les îles de l'Atlantique sud. » Un autre, député, demande qu'une minute de silence soit observée, avant le coup d'envoi, à la mémoire des victimes. Les footballeurs ne demandent rien et refusent la récupération politique ainsi que le précise Maradona : « Nous sommes des joueurs qui participons à une compétition sportive. Point final. » Luis Menotti, l'entraîneur des champions du monde 1978, prend encore plus nettement position : « Ce conflit des Malouines a été un conflit entre deux gouvernements et, d'aucune manière, il ne représentait le sentiment de deux peuples. »

Malgré ce désamorçage préalable, on craint un peu que les deux équipes ne se laissent tenter, à un moment ou un autre, par un voyage chez les vieux démons. Heureusement, c'est une fausse crainte. L'Angleterre de Hoddle-Steven-Reid-Hodge (pas de changement dans l'orchestre) ne songe qu'à jouer au football avec sa vaillance coutumière et ses atouts collectifs qui ne sont pas médiocres. L'équipe d'Argentine, montée en pression au fil du tournoi, de mieux en mieux organisée et huilée, a le même souci. Entre les deux, au milieu des deux, au-dessus du jeu, il y a Maradona. Le petit génie éclaire la Coupe du Monde à chaque match, chacun de ses gestes portant une étincelle, une touche de couleur, une fantaisie inégalables. Il est chat, cet homme, et encore plus joueur qu'un chat si cela est possible. Après que Pumpido ait glissé en prenant un appel de course - le terrain du Stade Aztèque est infect, manquant de stabilité dans sa surcouche et perdant ses poils - et bien failli encaisser un but de Beardsley (13e), le jeu s'est stabilisé. Solide des deux côtés. Un peu plus éclairé du côté du chat. On est à la 51e minute quand Valdano effectue une remise sur Maradona. Celui-ci, probablement hors-jeu, s'en va à la rencontre de Shilton sorti et, à sa barbe, lui fait sauter le ballon au-dessus de la tête, de la main pour la propulser dans la cage. 

 La plaisanterie est excellente, et digne d'un malicieux. Mais l'arbitre M. Bennaceur (et ta sœur ?), pourtant fort bien placé, les photos le prouvent, entérine la réussite dans l'instant où le ralenti de la télévision démontre de manière irréfutable la tricherie. A TF 1, l'ami Thierry Roland s'indigne, tempête et ose dire que l'on n'aurait jamais dû confier à un arbitre tunisien le soin de diriger cette importante rencontre. Il a raison, bien sûr, mais on le taxe de racisme. L'ambassadeur de Tunisie à Paris menace de faire un procès, veut des excuses, qu'on lui accorde. Il n'aura pas les nôtres. M. Bennaceur, qui eût pu être Auvergnat - nous avons tous un peu de sang auvergnat - n'est pas mauvais parce qu'il est tunisien (l'inverse non plus d'ailleurs) mais il n'est pas bon parce qu'il manque d'expérience. Et en plus, sûrement, il ne voit pas très clair. Ce n'est pas de sa faute. Il mange trop de sucre.  Maradona mériterait deux taloches à faire ainsi le guignol pour fêter son « exploit ». Et les joueurs anglais ont bien du mérite, beaucoup de dignité, à ne pas le faire dans le mouvement. Diego a sans doute senti cette tache sur son beau costume. Voulant la faire disparaître et reconquérir l'admiration des aficionados de France et d'ailleurs, il enchaîne, trois minutes plus tard (54e) sur un grandissime exploit qui laisse le stade debout : il part, balle au pied, du milieu du terrain, sème en cours de route Steven, Sansom, Fenwick, Butcher et s'en va ajuster Shilton sorti à sa rencontre. Maradona est grand et il n'est pas manchot. Toute autre que l'Angleterre laisserait là l'ouvrage et son train. Mais l'Angleterre fait entrer Waddle et Barnes, secoue le prunier, réduit le score par l'inévitable Lineker (80e, son sixième du Mundial), reçoit un tir de Tapia sur l'un de ses poteaux (82e) et manque d'un cheveu, du cheveu d'un cheveu, l'égalisation à 2-2 sur un centre de Barnes et une tête de Lineker (87e). Ensuite, après avoir tout tenté, elle peut pleurer. Et elle pleure. On interroge Maradona. Alors, cette main ? Ce but ? « C'était un peu la main de Dieu, et un peu la tête de Maradona » répond-il. Maradona n'est pas un saint. Il est un peu trop malin.




Argentine : Pumpido - Cuciuffo, Brown, Ruggeri, Olarticoechea - Gusti, Batista, Burruchaga (Tapia, 76e), Enrique - Maradona (cap), Valdano. Entr : Bilardo
Angleterre : Shilton (cap) - Stevens, Fenwick, Butcher, Sansom - Hoddle, Steven (Barnes, 76e), Reid (Waddle, 66e), Hodge - Beardsley, Lineker. Entr : Robson



 Codec H264, Mkv
Commentaires Français d'Origine
Vhs Rip, 1g18



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Sunday, March 4, 2012

Grandi partite della Serie A : Napoli Inter Milan Campionato 1984 1985

21 April 1985
Day 26
San Paolo, 
Napoli
Arbitro: Bergamo

   Un sorriso, come un lampo di gioia, s'è fermato sulla faccia della città. Un grido, per troppo tempo soffocato nella gola del Vesuvio, s'è liberato, ininterrotto e assordante, a dar corpo a un impeto di irrefrenabile felicità. Il respiro di Napoli, convulso talvolta come il traffico che 1 ' ingorga, affannoso talaltra come la fatica d'attraccare il vivere quotidiano, ondeggia, s'invola nel cielo che fa tutt'uno col mare di perla, sussurra e poi urla spasmodico nei giorni che il calcio consegna alla storia. Sotto un sole che non riesce a diventare abitudine, che percorre impassibile la piana lacerata di Bagnoli e i tumulti di verde di Posillipo, il lungomare assordante di motori fino a Castel dell'Ovo per perdersi in lontananza ove s'azzurra di foschia lungo la costiera, Napoli vive la festa interminabile dei giorni di luglio. Esplode senza soluzioni di continuità negli accecanti bagliori d'una felice follia collettiva, nei giorni che rincorrono i giorni sotto il segno argentino di Diego Armando Maradona. Ai cronisti che vengono da lontano, magari dall'Europa o dal Giappone (ce n'era più d'uno), a consumare l'abusato rituale delle note "di costume", o a perforare la logora scheda dell'irrisione o dell'indignazione preconcetta per una folla capace di dimenticare e dimenticarsi nel nome del calcio, la città si offre senza remore, disponibile come sempre a mostrare il suo fertile grembo di madre d'uomini e cose che al mondo non trovano uguali.

Dal ventre sempre fertile di un continente che ha per confini il Vesuvio e le mille increspature che sciabordano nel mare della fantasia, sono nate come per germinazione spontanea, (partenogenesi partenopea, la chiamava lo scrittore Raffaele La Capria), in pochi giorni convulsi e festanti, le mille chiavi d'accesso all'anima autentica di questa gente capace come nessun'altra al mondo di vincere con niente la scommessa quotidiana della sopravvivenza: poster di Maradona, accendini con l'effigie di Maradona, magliette con la faccia di Maradona ostentata come in altra epoca quella del "Che" Guevara, berretti e sciarpe inneggiami a Maradona, le bandiere azzurre col volto del Pibe de oro, minuscoli giochi per bambini intitolati al campione. I riccioli di Dieguito sono stati stampati (chissà come, chissà dove: partenogenesi partenopea) ovunque, gli occhi ridenti di Dieguito, riprodotti in gran parte da foto del Guerino, ammiccano dappertutto. Qualcuno ha anche pensato di effigiare gli inconfondibili connotati del fuoriclasse argentino sulle caviglie di un nuovo modello di calze, da lanciare con lo slogan: "Maradona ai piedi dei napoletani". L'estro di Piedigrotta è un fuoco che crepita e arde ovunque sotto il sole: vanno a ruba le cassette registrate con i due motivi che fan da colonna sonora all'estate sotto il Vesuvio, "l'Inno di Maradona" e il "Tango de Maradona". 

 Si vendono sulle automobili, su banchetti improvvisati, ovunque per strada: "Seimila la cassetta originale, quattromila la falsa", invita il venditore. E non è una presa in giro. Le note sono accattivanti, il ritornello esprime gioia malinconica, complesso e cantante anonimi eseguono impeccabilmente: dopo pochi giorni dalle prime notizie sul possibile grande arrivo le cassette erano già pronte, riprodotte in serie a migliaia; se ne sono vendute quasi ventimila in due settimane. Maradona è la parola d'ordine d'una intera città. Come sollevati magicamente dalla crosta della terra, ovunque sono fioriti gli striscioni: "Maradona, sei l'unica luce nel buio di questa città", "Forcella ringrazia Juliano e Ferlaino per averci dato il n. 1 al mondo", "Maradona, al tuo arrivo Forcella gioisce", "Vamos Diego todavia - La barra de Posillipo", "Napoli tre cose tiene belle: O' mare, a' pizza e Maradona" e così via, in un tumulto di colori azzurri, di centinaia di metri di tela trovati e stampati chissà come e chissà dove. Al ristorante "II sarago", a Mergellina, un display elettronico lampeggia per i clienti i piatti del giorno: "Linguine alla Maradona, tagliatene alla Juliano, fettuccine alla Ferlaino, fusilli alla Marchesi", mentre le pizzerie di Fuorigrotta già hanno ideato la ricetta per la novità della tavola partenopea: la "pizza alla Maradona". Il clan dell'asso argentino, abituato negli altri Paesi a una gestione economica manageriale e capillare dell'immagine del campione, è costretta a prendere atto con crescente incredulità.




Reti: 18' Bertoni D.,39' Baresi 1.50' Dal Fiume. 63' Bertoni D.
 
Napoli: Castetlini, Bruscolotti. De Simone. Celestini. Ferrano, Marino R. (87' De Vecchi), Bertoni D, Bagni. Caffarelli, Maradona, Dal Fiume (84' Soldini); (12° Di Fusco. 15° Penzo, 16° Carannante) - Ali.: Marchesi.
 
Inter Zenga, Ferri II, Mandorlini, Baresi , Collovati. Bini (68' Causio). Cucchi, Sabato, Altobelli. Brady, Rummenigge; (12° Recchi, 14" Bergomi, 15° Pasinato) - Ali.: Castagner.




Codec H264, Mkv
Resume 
and Second Half 
40mnts
Italian Comments
Chaptered End
Pass : 
twb22.blogspot.com
Bertoni, Rummenigue, Brady, Maradona, Altobelli


 

Napoli - Inter 3-1    
18' D. Bertoni, 39' G. Baresi (IN), 50' Dal Fiume, 63' D. Bertoni  


 






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